La dysphasie est un trouble spécifique mais, pour certains, elle peut en plus s’accompagner de difficultés dans d’autres domaines:
«Nous décidons de partir en week-end. Contente d’annoncer la nouvelle aux enfants, je leur explique le lundi midi que, vendredi, nous viendrons les chercher à la sortie de l’école pour partir à la montagne. L’après-midi même, mon fils rentre de l’école fâché, car nous n’étions pas venu le cherche au collège…»
«La dysphasie n’est pas la conséquence d’un problème affectif ou psychologique, mais elle gêne l’insertion sociale et familiale de l’enfant, perturbe ses relations avec les autres et peut entraîner des troubles du comportement» (Ed. Jacques Grancher Paris, "L’apprenti-parleur": M. Varraud & V. Alis, p. 112.)
Pour une revue détaillée des troubles associés à la dysphasie: Ortho Editions Paris, "L’intervention dans les troubles graves de l’acquisition du langage et les dysphasies développementales" M. Monfort & et A. Juarez Sanchez, p. 75-77.
Une grande partie des dysphasiques rencontreront des difficultés pour apprendre à lire et à écrire et deviendront ultérieurement, à des degrés divers, dyslexiques. D’autre part, chez certains dyslexiques, on retrouve la notion d’antécédents, de problèmes ou d’anomalies (retard…) d’acquisition du langage oral dans la petite enfance.
«Les études génétiques récentes ont réussi à localiser certains chromosomes comme siège probable des gènes impliqués dans la dyslexie, mais ces découvertes ne concernent pas la dysphasie» ("Dyslexie: le cerveau singulier", Solal, Marseille 1997, Habib, p. 154.)
Le préfixe DYS désigne les difficultés spécifiques de mise en place et de fonctionnement des grandes fonctions cognitives, caractérisant ce qu’il est désormais convenu d’appeler «les troubles spécifiques des apprentissages» chez l’enfant:
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