Je suis une maman de 39 ans j’ai 3 garçons et une fille (Christina) de 8 ans qui est dysphasique, la 3ème de nos enfants.
Vers l’âge de 2 ans et demi j’ai parlé à mon pédiatre de ma fille qui ne parlait pas du tout, obtenant la réponse que plusieurs parents reçoivent : les plus vieux parlent pour elle.
Ce n’était pas le cas car nous ne comprenions rien de ce quelle nous disait.
Suite a ce rendez-vous j’ai demandé a voir une orthophoniste au privé. Celle ci m’envoya à l’hôpital de ma région et Christina rencontra un autre orthophoniste qui diagnostiqua au 2ème rendez-vous une dysphasie sémentique pragmatique sévère.
Le ciel venait de me tomber sur la tête. Il a bien essayé de m’expliquer ce qu’était la dysphasie mais le temps manquait...
Christina a subit plusieurs tests neurologiques, auditifs, etc. et a rencontré un neuropsychologue.
J’ai donc inscrit ma fille dans un centre pour les enfants avec troubles d’apprentissage où elle s’y rendait 2 fois semaines à raison de 2 heures et un centre de réadaptation en orthophonie à raison de 1 fois semaine 2 heures, ceci pendant 1 ans et demi.
Après cela Christina a fréquenté la garderie de mon village pendant un an et c’est là que beaucoup de choses se sont débloquées, avec une nette amélioration de son langage. Son vocabulaire a augmenté et devenait plus compréhensible.
Mais il y avait encore beaucoup de chemin a faire...
Christina a fréquenté une école de dysphasiques à partir de la maternelle jusqu`à la 2ème.
Par la suite, l’école a décidé de la placer dans une école régulière vu les coupures de services que nous avons au Québec.
Depuis septembre 2001 Christina fréquente l’école de son village et elle recommence sa 2ème pour ne pas quelle soit trop perdue n’ayant pas terminé le programme de 2ème à son ancienne école : les dysphasique n’apprenant pas aussi vite que les autres..
Elle a aussi été vue par la pédiatre qui la jugé dysphasique légère.
Christina va très bien a l’école et est dans les premiers de classe.
Je sais que pas tous les enfants dysphasiques ne s’en sortiront ainsi mais si je peux donner un peu d’espoir à d’autre parents : la bataille n’est jamais perdu d’avance
Lina, Québec

