[Skip Header and Navigation] [Jump to Main Content]
Accueil
Réseau suisse pour la dysphasie: trouble spécifique du langage oral
  • Préface
  • Dysphasie?
    • Trouble spécifique
    • Troubles associés
    • Types de dysphasie
      • Production phonologique
      • Phonologique syntaxique
      • Dyspraxie verbale
      • Lexical syntaxique
      • Gnosie verbale
      • Sémantique pragmatique
  • Dépistage
    • Quand s'interroger?
    • Identification précoce
    • Intervenir tôt?
  • Prise en charge
    • Que proposer ?
    • Accompagnement parental
    • Langage écrit
    • Scolarisation
    • Aide en classe
    • Effets de la RPT
  • Témoignages
  • Questions
  • Bibliothèque
  • Matériel éducatif et logiciels
  • Présentation du réseau
    • Historique du réseau
    • Comité
    • Statuts
    • Dans les médias
  • Infos par canton
    • Berne
    • Fribourg
    • Genève
    • Jura
    • Neuchâtel
    • Valais
    • Vaud
  • Liens
Inscription / Login

mots-clefs

témoignages logiciels Fribourg lectures Médias prise en charge Vaud différence Neuchâtel Genève boîte à outils bibliothèque
Plus ...
Accueil

Diagnostic tardif d'une dysphasie réceptive

Soumis par redaction le ven, 02/02/2007 - 00:00
  • témoignages

Notre fille a marché à 15 mois.

Elle a acquis le langage vers 21/2 ans – 3 ans. L’apprentissage du langage n’a pas été une chose facile pour elle sans pour autant être inquiétant. Elle n’aimait pas qu’on lui lise des histoires et surtout pas de nouvelles histoires.A partir de l’âge de 2 ans, les séparations particulièrement avec sa maman étaient difficiles. Par exemple, elle nous donnait l’impression que les séparations allaient durer de très longs moments alors qu’il s’agissait d’une matinée au jardin d’enfants (3, 4 ans). A l’âge de 4 ans, elle a été suivie par la Guidance infantile (4 mois). Son problème de séparation a été résolu en déménageant dans une autre région. Nous nous expliquons, à postériori, son inquiétude aux moments des séparations, par son problème de langage (voir plus bas).

Déjà petite, elle avait du mal à lier des amitiés durables.

Scolarité

Actuellement, elle est en 5ème année.
Dès le début de sa scolarité, elle a rencontré des difficultés d’apprentissage de la lecture. En fin de 1ère année, des soupçons de dyslexie étaient émis. Ceci a été vérifié dès le début de sa deuxième année d’école.

Comme parents, nous avions constaté qu’elle avait peu de vocabulaire, qu’apprendre des nouveaux mots, même oralement, était difficile. L’énonciation correcte des mots n’était et n’est toujours pas facile. Les longs mots étaient difficiles à mémoriser et à redire tout particulièrement s’ils étaient difficiles à imager.
Souvent elle cherche ses mots (même courants) et « tourne autour du pot ». Par exemple : une fois, il était question de pilote d’hélicoptère et elle ne retrouvait pas le mot pilote. Elle nous a raconté toute l’histoire d’un de nos amis qui est pilote d’hélicoptère et enfin elle trouva le mot. C’est par association d’idées qu’elle trouve le mot qu’elle cherche. On pourrait dire qu’elle est sur les traces d’un mot, qu’il y a pleins d’indices mais que l’intrus est habilement caché. C’est parfois une vraie enquête policière.

Quand elle nous raconte une histoire, il faut parfois s’accrocher.

La difficulté fut mise en évidence dès le moment où des branches plus « conceptuelles » étaient amenées (histoire, géographie, compréhension de textes plus difficiles). Ces observations allaient dans le sens de celles de l’orthophoniste. Et c’est à ce moment qu’un bilan de « dysphasie » a été établi.

Sa dysphasie n’a donc été reconnue qu’en début de 4ème année. Actuellement, il nous semble que sa dysphasie explique sa difficulté de communiquer avec d’autres personnes que celles de sa famille quand elle était petite. Elle était perdue et n’était pas rassurée pour les bonnes raisons : ce n’était pas ses proches qui lui manquaient comme nous le croyions, mais sa capacité à se faire comprendre clairement et comprendre ce qui se passait.

Elle était perdue surtout dans le temps. Elle a eu du mal à apprendre les mois de l’année, les saisons et les jours de la semaine.

Il me vient un autre exemple. A l’âge de deux ans et demi, elle a dû faire un voyage en voiture avec ses grands-parents pour revenir chez elle. Sa grand-maman essaya de la convaincre de l’habiller, il en était hors de question, elle voulait absolument rester en pyjama. Mais pourquoi ? Habituellement, quand elle faisait ce voyage, celui-ci se déroulait de nuit et donc en pyjama. Alors pourquoi ce jour-là, aurait-elle été habillée en « vêtements de jour » ? Elle associait ce voyage à son pyjama, aucun argument ne pouvait la décider du contraire. Il faut dire que la situation était d’autant plus confuse et complexe qu’elle était en vacances chez ses grands-parents maternels et qu’elle voyageait avec ses grands-parents paternels.

L’orthophoniste voit : "la situation comme liée à une difficulté d’orientation temporelle : ayant de la difficulté à se situer dans le temps, elle se serait donnée des repères comme "voiture", "grands-parents", "pyjama",
"retour maison". Il était probable que pendant son séjour elle prenait la voiture "habillée"pour aller ailleurs alors elle a trouvé l’équation pyjama = maison et s’y est accrochée".

Elle est très logique, ce qui lui rend service pour l’application des règles de grammaire. En math, c’est un avantage pour autant que l’énoncé soit clair dans sa tête.

Si elle a du temps, du calme et une présence pour effectuer ses tâches, elle les réussit relativement bien. La présence de quelqu’un en qui elle a confiance est très importante.
Suite à cette réflexion, moi, sa maman, je me suis souvenue que j’avais énormément de réconfort et de plaisir à faire mes devoirs avec mon papa. Nous avons donc demandé à son grand-papa, avec l’accord de notre fille, s’il voulait tenter l’expérience de travailler ensemble. Il accepta avec joie. La patience et la disponibilité de grand-papa ne sont pas qu’une légende … Le travail se passe bien. La complicité avec son grand-papa grandit et c’est aussi une richesse en soi.

Traits de sa personnalité et sociabilité

Elle est très soucieuse et a peu confiance en elle. Elle a souvent peur de faire faux et dans ces moments, elle préfère s’abstenir.
Elle préfère la routine aux surprises,… Elle aime les choses structurées et fonctionne « mieux » dans un environnement clair et cadré.

Elle essaie toujours de se rassurer en demandant souvent les mêmes choses. Ses copains de classe en ont parfois assez et la rejettent. Heureusement, nous avons pu discuter de cette attitude avec elle et la situation s’améliore. Paradoxalement, ses copines comptent énormément et sont sans cesse citées comme un « Idéal » à atteindre !

L’orthophoniste qui la suit a remarqué chez elle une voix parfois enrouée lorsqu’elle n’est pas sûre d’elle, quand elle se fait du souci. Il nous semble aussi qu’elle a parfois un langage saccadé.
Elle a du mal à fixer et à mémoriser les informations qu’on lui a données il y a un court instant. Par exemple, elle a un problème quand elle doit raconter une page d’histoire même si elle lui a été expliquée et racontée auparavant (mémoire rapide, côté visuel !).
L’apprentissage de vocabulaire d’allemand lui cause problème. Répéter un mot après nous n’est pas aisé.

Elle apprécie les domaines manuels : couture, bricolage, écriture, dessin. Les ouvrages sont toujours soignés et propres. Elle a à cœur de présenter de belles choses.

Elle aime le jeu, le ski, la gym ou la danse. Elle joue très volontiers de la flûte.
Nous avons confiance en ses potentiels. La vie n’est pas trop routinière … et nous travaillerons ensemble. Parfois, nous suons et souvent nous rions. Elle nous fait rire disent sa sœur et sa cousine qui l’adorent. Ses parents, grands-parents et ses parrain et marraine et nos amis l’aiment et cheminent avec elle, avec ses richesses et ses difficultés finalement comme avec toute personne.

Boîte postale 54 - 1092 Belmont/Lausanne - Suisse - CCP 17-392729-1
Contact © 2001-2010 Dysphasie.ch
[Jump to Top] [Jump to Main Content]