Types de dysphasie
Le DSM-IV (manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux réalisé par l'American Psychiatric Association) définit 3 types TSL (Trouble Spécifique de Langage) qui toucheraient environ 8% de la population: le trouble de type expressif, le trouble de type mixte (réceptif-expressif) et le trouble phonologique.
Tout va bien sauf le langage… ou presque
La dysphasie est un trouble spécifique mais, pour certains, elle peut en plus s’accompagner de difficultés dans d’autres domaines:
- Retard dans le développement psychomoteur, la latéralisation et le graphisme;
- Difficultés dans l’orientation spatiale et temporelle. Ainsi, les mots «au milieu», «hier» et «la semaine prochaine» ne signifient rien pour lui. L’ordre dans lequel se déroulent les événements lui pose problème;
Trouble spécifique ?
Nous remercions chaleureusement Monsieur Marc Monfort, logopède, directeur du centre «Entender y Hablar» de Madrid, pour la rédaction de cette page.
Le terme “dysphasie” se réfère à un ensemble de symptômes interprétés comme le résultat d’un trouble spécifique du langage (donc identifié en origine par l’exclusion d’autres étiologies plus générales) et considérés comme «graves» par leur persistance dans le temps, au-delà de l’âge de 6/7 ans.
Dysphasie?
Pour 5 %* des enfants en âge d'être scolarisés, le développement du langage pose un problème majeur.
Dysphasie et apprentissage du langage écrit (lecture/orthographe)
Le langage oral et le langage écrit font appel à certaines compétences communes. Par conséquent, des troubles du langage oral sont susceptibles d’engendrer des difficultés d’apprentissage de la lecture et de l’orthographe. Les statistiques montrent en effet qu’un peu plus de 50 % d’enfants dysphasiques ont également des troubles du langage écrit et que la même proportion d’enfants dyslexiques présente aussi des troubles du langage oral (McArthur, Hogben, Edwards, Heath et Mengler, 2000). Il est donc fréquent, mais pas systématique, qu’une dysphasie ait des conséquences défavorables sur l’acquisition du langage écrit.
© Pascal Zesiger & Pauline Touvet FPSE, université de Genève (reproduit avec autorisation)

