Le 28 novembre 2004 dernier, le peuple suisse acceptait la réforme de la péréquation financière et de la répartition des tâches entre la Confédération et les cantons (RPT).
Le 1er janvier 2008, l’AI se retire du financement (731 millions en 2002) et de la réglementation de la pédagogie spécialisée – la totalité de la responsabilité formelle juridique et financière revient maintenant aux cantons.
Avec l’entrée en vigueur de la RPT, les enfants et les jeunes ayant droit à des mesures de pédagogie spécialisée n’ont plus un statut d’assuré, mais un statut d’élève dans le système scolaire, dont le fonctionnement est complètement différent de celui d’une assurance.
Ce n’est plus l’invalidité qui donne droit à des prestations de pédagogie spécialisée mais les besoins éducatifs spécifiques (BES).
L’école publique sera seule responsable des offres de pédagogie spécialisée, et par conséquent, des enfants ayant des BES dès leur naissance et jusqu’à 20 ans dans certaines situations.
La LHand (loi fédérale sur l’élimination des inégalités frappant les personnes handicapées) spécifie que « les cantons veillent à ce que les enfants et les adolescents handicapés bénéficient d’un enseignement de base adapté à leurs besoins spécifiques; ils encouragent l’intégration des enfants et adolescents handicapés dans l’école régulière par des formes de scolarisation adéquates pour autant que cela soit possible et serve le bien de l’enfant handicapé; ils veillent notamment à ce que les enfants et les adolescents qui ont des difficultés de perception ou d’articulation ainsi que leur proche entourage puissent apprendre une technique de communication adaptée à ces difficultés.»
Entre le 1er janvier 2008 et le 1er janvier 2011, les cantons doivent garantir pour les assurés AI actuels une offre dont le volume et la qualité soient conformes au droit AI en vigueur.
Les enfants qui ne seront pas déjà au bénéfice de prestations AI au 1er janvier 2008 seront traités en fonction des modèles cantonaux de transition, élaborés dans le respect du futur accord-cadre.
Les cantons doivent déterminer:
Dans plusieurs cantons, la subvention fédérale sera inférieure aux montants actuellement pris en charge par l’AI pour les mesures pédago-thérapeutiques. Ces coûts supplémentaires vont être à la charge des départements de l’instruction publique.
(Avec nos commentaires en italique)
Le domaine de la pédagogie spécialisée est fondé sur les principes suivants:
De la naissance à l’âge de 20 ans révolus, les enfants, les adolescents et les jeunes adultes domiciliés en Suisse ont droit à des mesures appropriées de pédagogie spécialisée, pour autant:
Des besoins éducatifs sont avérés:
L’obligation de faire réaliser l’évaluation diagnostique par un service d’examen distinct du service qui fournit les prestations nous semble être une procédure très lourde. D’autre part, les orthophonistes sont des professionnelles habilitées à poser un diagnostic dans leur domaine. Enfin, les écoles spécialisées qui ont chacune une offre spécifique nous semblent plus à même qu’un centre externe d’évaluer quels enfants bénéficieront au mieux de leur offre en matière de pédagogie spécialisée.
Les parents dans l’article 2 doivent être associés au processus décisionnel. Ici, il est mentionné qu’ils n’ont pas droit au libre choix du prestataire. Actuellement, il n’est déjà pas facile pour des parents « d’affronter» le milieu scolaire. Dans les réseaux, le thérapeute est souvent ressenti comme un partenaire face à l’école.
De plus il nous semble indispensable que les parents soient intégrés aux bilans d’évaluation, qu’ils soient tenus informés des différents résultats et des différentes options, qu’ils aient la possibilité de demander ou faire valoir un 2ème avis et participent de manière active au processus décisionnel.
D’autre part, l’accompagnement familial nous paraît un atout indispensable pour une potentialisation de l’effet des thérapies (orthophonie, ergothérapie…) en vue d’atteindre une rééducation fonctionnelle. A notre avis, l’école intégrative aura beaucoup plus besoin des parents que la loi ne le laisse entendre et il serait souhaitable qu’elle tende à promouvoir un véritable partenariat entre parents et professionnels, plutôt que de les exclure.
Dans cette optique, le respect d’une certaine liberté dans le choix du prestataire par les parents devient un élément positif pour l’évolution de l’enfant.
Les offres préparatoires à la formation et à l’éducation et complétant la scolarité comprennent:
Les offres de pédagogie spécialisée au niveau de la scolarité obligatoire comprennent:
Dans la mesure où un soutien suffisant est apporté dans les classes ordinaires, le canton peut renoncer à créer des classes à effectif réduit.
Les offres permettant une éducation et une formation adaptées à des besoins éducatifs spécifiques comprennent:
Les niveaux d’exigence dans le domaine de la pédagogie spécialisée sont adaptés à partir des objectifs d’apprentissage déterminés dans les plans d’études et les standards de formation de l’école ordinaire; ils prennent en compte les besoins et capacités individuels de l’élève.
Présentation (ppt) par Mme Anne-Christine Pellissier à l'occasion de l'Assemblée générale du réseau dysphasie.ch le 6 mars 2007.
Accord intercantonal sur la collaboration dans le domaine de la pédagogie spécialisée. Rapport explicatif (consultation du 15.06.2006 au 31.12.2006) – www.cdip.ch
Berne
Rapport présenté par la Direction de l’instruction publique au Conseil-exécutif (6.3.2007)
Genève
Projet de loi de l'Etat de Genève (pdf)
Fribourg
http://admin.fr.ch/afin/fr/pub/missions_projets/rpt/rpt_actualites.cfm
Jura
NDLR: page introuvable... http://www.jura.ch
Neuchâtel
Office de l'Enseignemet Spécialisé (OES)
Memento OES_ne.pdf