© LUSSIER, F. ET J. FLESSAS. Neuropsychologie de l'enfant. Troubles développementaux et de l'apprentissage, Dunod, Paris, 2001, pp.156-158. (reproduit avec autorisation)
Rendre disponible les aides visuelles pour faciliter la communication.
Inciter à produire des gestes de communication non verbale.
Vérifier la compréhension du message de l'enfant par une demande de reformulation.
Amener l'élève à illustrer son message, son raisonnement, sa démarche.
Développer ses habiletés métaphonologiques (nombre de syllabes du mot à évoquer, phonème initial, terminaison).
Sensibiliser l'enfant aux règles morphologiques de formation des mots (radical et terminaison, suffixe et préfixe).
Eviter la mobilité de la classe (réorganisation fréquente des pupitres).
Placer l'enfant près du professeur, loin des fenêtres, loin de la porte, de manière à ce qu'il puisse voir l'enseignant (ou l'interlocuteur).
Eviter la sur-stimulation: trop d'images peut être aussi dommageable que trop de mots.
Avoir une communication fréquente avec les parents des enfants en difficulté.
Ne pas attendre la "catastrophe", informer d'avance qu'on souhaite une communication fréquente en raison des difficultés qu'éprouve l'enfant.
Evaluer fréquemment les enfants à risques afin d'éviter la mauvaise surprise.
Solliciter l'aide des parents.
Indiquer aux parent un thème qui sera prochainement discuté en classe (via l'agenda de l'enfant) pour qu'ils abordent le vocabulaire de ce thème avec leur enfant; ils peuvent être des agents intermédiaires intéressants.
Contrôler les efforts; il faut se rappeler que l'enfant doit constamment fournir un effort pour suivre le rythme des activités de la classe; il est normal qu'il se fatigue plus vite que les autres enfants. Il faut donc lui fournir de courtes périodes d'explications et accorder plus souvent de pauses.
Si les parents vivent difficilement l'insuccès scolaire et l'échec des devoirs à la maison: demander un tiers ... pour assumer régulièrement la supervision des devoirs et des leçons. Quelquefois la distance "affective" entre le sujet (l'élève) et l'agent (celui qui aide) peut être souhaitable voire nécessaire.
Intégration, oui mais... comment ? (par ex. Page 8)
Chantal-Andrée Richard & Marie Eve Dufour, Service Regional Côte Nord, 2001