Attention, chaque cas est différent, certaines réponses sont incomplètes ou données dans un contexte précis qui n’est pas reproduit ici. Nous vous recommandons d’en parler avec votre médecin-traitant, pédiatre, neuropédiatre ou orthophoniste.
De quelle manière puis-je travailler avec cet enfant, pour l’intégrer en classe tout en lui permettant d’évoluer sur cette année? Y-a-t-il des exercices ou des méthodes particulières à employer?
La clé est souvent de passer par le visuel. Calendrier et agenda avec pictogrammes si nécessaire (orientation temporelle). Feuille de son où chaque graphie est associée à un concept imagé (b comme balle) pour les dysphasiques sévères, on peut leur faire une feuille de son sur mesure. (où ce sont eux qui trouvent "leurs" images des sons.
Il faudrait aussi demander à rencontrer son orthophoniste.
Ce qui me pousse à vous contacter est le fait que notre enfant ne prononce pas le moindre mot, en fait même très peu de syllabes.
Je crois que votre inquiétude est justifiée (voir la rubrique diagnostic précoce sur notre site). Nous recommandons d’en discuter avec votre médecin ou pédiatre. Un examen ORL pourrait être utile pour s’assurer qu’il entend bien.
Même si une prise en charge orthophonique pourrait ne pas être indiquée, un accompagnement familial (quelques séances) pour vous aider à aider votre enfant pourrait s’avérer utile - auprès d’une orthophoniste spécialisée en petite enfance.
J’ai consulté le pédiatre qui m’a déconseillé de voir un ortophoniste en raison du trop jeune âge de mon fils et de son incapacité à coopérer. Toujours est-il que je vais en consulter un car ses difficultés à prononcer certains mots m’inquiètent. Il est capable de prononcer certains mots (pas tous et certains avec difficulté) d’une phrase mais pas la phrase entière. Il faut aussi que je vous signale qu’il est très peu (trop peu) en contact avec des enfants ce qui doit le conforter dans l’usage de son langage puisque nous le comprenons. C’est aussi la raison pour laquelle le pédiatre nous a conseillé d’attendre et de voir son évolution lorsqu’il sera en contact avec d’autres enfants de son âge. J’aimerais, suite à ce que vous savez de notre situation , que vous me donniez des conseils.
Nous pensons comme vous qu’un bilan orthophonique pourrait effectivement apporter une réponse à vos inquiétudes, vous rassurer ou vous encourager à prendre les mesures d’accompagnement qui se révéleraient nécessaires... Et là il n’est vraiment jamais trop tôt !
L’accompagnement familial consiste à aider le parent à garder un échange conversationnel agréable avec son enfant, à l’aider à s’ajuster au niveau et aux besoins de son enfant. Cela en situation de la vie quotidienne et de façon naturelle.
Notre fils de bientôt 5 ans vient d’être diagnostiqué dysphasique. Il est suivi par une logo depuis 1 année environ mais le diagnostic a été posé qu’en avril. Il a un grand frère de bientôt 7 ans qui parle bien et un autre petit frère de 21 mois qui ne dit aucun mot (Papa est le seul qu’il répètera après nous si il est d’accord...) J’angoisse beaucoup de ce langage qui n’arrive pas! Bien sûr, je sais que cela peut encore venir, mais l’impatience est la plus forte... Dois-je m’inquiéter de ce mini retard?
Le fait d’avoir un autre enfant diagnostiqué dysphasique nous sensibilise d’autant plus qu’une des hypothèses des origines de la dysphasie soit un facteur génétique.
Ceci dit, nombreux sont les parents comparant les progrès entre leur enfant et d’autres et qui s’inquiètent à divers degrés de signes semblant indiquer un retard.
Il s’agit donc de les rassurer – ou de les informer et de leur permettre une prise en charge adéquate.
Avez-vous partagé vos craintes auprès de la logopédiste qui suit votre enfant de 5 ans? 50% des parleurs tardifs rattraperont leur "retard". Nous sommes maintenant en mesure de départager ces deux groupes en fonctions des risques (voir notre rubrique diagnostique précoce).
Nous, nous avons un fils atteint de dysphasie il est suivi dans un centre par une psychomotricienne ainsi qu’une orthophoniste et cela deux demi journées par semaine. Il a fait d’enorme progrès seulement il va passé en commission pour savoir s’il doit aller au cours preparatoire normal ou s’il doit fréquenter une classe spécialisée. je suis un peu angoissée car je ne le vois pas une journée entière en classe. il est très fatiguable et d’un autre coté il a besoin de bouger et il se sent vite débordé par ce qu’on lui demande. Tout lui demande un très gros effort et que fera l’institutrice? Elle aura quand meme 25 ou 26 eleves elle n’aura pas le temps de s’occuper de lui ou peut etre est ce que je me trompe en plus nous nous trouvons dans un village du centre de la france. J’aimerai que l’on m’aide a traverser ce moment qui me terrifie depuis qu’il a 3ans.
Le fait est qu’il nous semble difficile d’intégrer dans une classe de plus de 15-18 élèves plus d’un "cas" (quel qu’il soit) sans une aide supplémentaire quotidienne pour le professeur.
Dans la plupart des cas, la dysphasie n’est pas aussi sévère qu’un suivi dans le cycle scolaire normal ne soit possible. Dans d’autres cas, quelques années dans une institution ont permis à l’enfant de rejoindre les classes secondaires.
Chaque cas est particulier. N’hésitez pas à imprimer tout ce qui vous semblera utile à remettre à votre entourage (professeurs, thérapeutes) sur la dysphasie afin de les sensibiliser et de les informer!
Mon enfant qui a 4 ans souffre d’un retard de langage et de parole simples mais importants
Nous avons consulté un pédo-psychiatre et une logopédiste qui ne nous ont jamais parlé de dysphasie. La confrontation de notre expérience avec l’expérience d’autres parents à travers votre site ou des documents autres (livre, émission de JL Delarue récemment), nous conduisent à nous reposer la question du diagnostic . Où (cabinet ou service hospitalier) et quand (âge de l’enfant) peut-on faire le diagnostique d’une dysphasie?
Traditionnellement on ne posait le diagnostic final de dysphasie qu’à 6 ans. Des études récentes (surtout anglo-saxonnes) nous encouragent à poser le dianostic le plus tôt possible (3-4 ans pour les cas "clairs") et nous guident dans ce processus. Dans les autres cas, on pose le diagnostic provisoire (hypothèse de dysphasie) qui sera confirmé ou infirmé entre autres par la réponse de l’enfant à l’intervention logopédique (évolution) et des examens complémentaires lorsque
nécessaire (pour y voir plus clair)
Vous pourriez au moins demander à savoir si à son âge l’hypothèse d’une dysphasie est indiquée ou pas du tout et pourquoi.
Il y a des gros retards et des légères dysphasies. Un des critères est la "durabilité". La dysphasie reste, le retard se comble.
Existe-t-il des personnes qui pratiquent la méthode makaton en Suisse?
"Makaton" est un programme de rééducation, qui s’adresse aux personnes qui ont des troubles sévères du langage et de la communication. Il allie la parole, les signes de la Langue des Signes Française ainsi que des pictogrammes.
Utilisé depuis plus de 20 ans en Grande Bretagne et, depuis, dans de nombreux autres pays, le Makaton a été introduit en France il y a quatre ans par l’Association Avenir Dysphasie.
Plusieurs formations pour parents et professionnels ont déjà été organisées, ce programme étant à même d’être utilisé comme langage quotidien. Il favorise également l’accès à l’écriture et à la lecture.
Informations: voir notre page de liens

