Lexique simplifié des termes fréquemment utilisés en dysphasie.
- Discrimination auditive
- certains enfants dysphasiques éprouvent de la difficulté à différencier certains sons proches. Par exemple, ils «n’entendent» pas la différence entre pain et bain. Pensez au logo dix- fa – scie qui veut illustrer un trouble de perception auditive.
- dyspraxie verbale
- une grande difficulté à programmer les sons pour formuler les mots. L’enfant a de grandes difficultés à exécuter les mouvements pour former les mots.
- Echolalie
- phénomène lié à la répétition «rigide» de mots, de phrases, de «blocs». Elle peut être immédiate ou différée (l’enfant a mémorisé un «tout» et le reproduit plus tard dans un autre contexte significatif). L’écholalie peut contenir certaines variations d’intonation ou de mots (par ex. à la question «Est-ce que tu veux aller jouer dehors?", l’enfant répond «jouer dehors!")
- Fonctions de langage
- les buts pour lesquels nous communiquons (par ex. demander, refuser, protester, commenter, informer et convaincre).
- Inintelligibilité
- utilisé pour qualifier des productions orales pas ou peu compréhensibles. Un enfant inintelligible, n’est pas compris hors contexte par une personne moins familière.
- Lexique
- c’est le vocabulaire que l’on possède. On parle de lexique réceptif ou passif pour les mots que l’enfant comprend et expressif ou actif pour ceux qu’il exprime.
- Manque du mot
- impossibilité ou difficulté marquée à aller «récupérer» des mots connus. C’est comme avoir un mot sur le bout de la langue.
- Mémoire de travail
- c’est notre mémoire à court terme qui stocke des informations temporaires d’une part, et d’autre part elle effectue un traitement. S’il y a trop de données ou d’opérations à faire pour sa capacité, on parle de surcharge. Un exemple dans le calcul mental: 18+24=? Il faut additionner deux termes les mettre de côté et faire l’addition finale (ex 8+4 = je pose 2 et retiens 1; j’additionne les dizaines 1+1+2 ce qui donne 42.
- Métaphonologie
- (méta=conscience, phono= sons) réfère à la conscience des sons de la langue, l’habileté et la capacité de pouvoir «jouer» avec les sons. Par exemple, faire des rimes, syllaber un mot (dys-pha-sie) et «décortiquer» un mot en sons (d-i-s-f-a-z-i). On en parle beaucoup car ces habiletés sont très importantes dans l’apprentissage du langage écrit (lecture et écriture).
- Morphologie
- étude des unités de sens (qui peuvent être plus petites que des mots). Ainsi dans «elle était contente», il y a trois mots mais six morphèmes. Elle = 2 (1 pour indiquer une personne + 1 pour indiquer le féminin); était = 2 (1 pour le verbe être et 1 pour indiquer le passé); contente= 2 (1 pour l’adjectif et 1 pour le féminin). L’enfant dysphasique (phonologique-syntaxique) présente souvent des déficits au niveau des «accords».
- Orientation spatio-temporelle
- on parle de la capacité qu’a l’enfant à s’organiser dans l’espace et le temps (compréhension et expression). On pense par exemple, à des termes comme
- sur, à côté, autour, gauche, droite, avant, les jours de la semaine, l’heure et les saisons.
- Phonétique
- s’intéresse en partie à l’étude de la production des sons de la parole (réalisation motrice). Le zozotement constitue une distorsion et relève donc de la phonétique.
- Phonologie
- consiste en l’étude de l’organisation et de la structuration des sons d’une langue en termes de processus suivant certaines règles (linguistiques). Prenons l’exemple du «s»; lorsque le «s» est remplacé par le t (ex.:«toupe» pour soupe) on parle d’une règle de simplification (occlusion). Il s’agit d’un mécanisme d’erreurs, plus ou moins fréquent relevant de la phonologie.
- Pragmatique
- se réfère à la communication, l’utilisation du langage, le pourquoi on communique. Beaucoup de dysphasiques «parlent mal» mais communiquent relativement bien; le but du message est transmis mais la forme est défaillante. Toutefois, ce n’est pas le cas pour ceux touchés par le syndrome sémantique-pragmatique.
- Sémantique
- a trait au sens des mots.
- Syntaxe
- se réfère à la construction appropriée des phrases. Par exemple, «Je veux dehors aller» est une phrase dyssyntaxique car elle ne suit pas la règle de l’ordre des mots.
- Temps de latence
- c’est le temps que prend une personne à «fournir» par exemple une réponse.
- Trouble de l’informativité (verbale)
- beaucoup d’enfants dysphasiques ont de la peine à faire passer un message par le seul canal verbal (par ex. lors de l’explication orale des règles d’un jeu ou d’une conversation au téléphone).
- Trouble d’évocation
- synonyme du manque du mot.
- Trouble spécifique de langage (en anglais, Specific Language Disorder)
- terme de plus en plus utilisé pour signifier la dysphasie.